Un Alouette venu de la Rhodésie

Goodwin

newspaper clipping

Traduction libre

L’évasion d’un aviateur rhodésien

F LT. H. GOODWIN, DFC, DFM, DE RETOUR À LONDRES

LONDRES, samedi: Les audacieuses escapades de trois officiers de l’armée de l’air – deux Sud-africains et un Rhodésien – en captivité en Allemagne me furent racontées récemment lorsque j’ai rencontré le lieutenant Southwood, S. A. A. A. F., de Zeecrust et le capitaine d’aviation Harry Goodwin, D. F. C., D. F. M., de Bulawayo à Londres. Le troisième homme, le lieutenant De Bruyn, S. A. A. F., est également du Transvaal.

Goodwin fut abattu au-dessus de la Ruhr au début de novembre 1944. Il survécut, puis fut emmené au Stalag Luft III où rejoignit les deux sud-africains.

Southwood m’a raconté ceci:

« Nous avions fabriqué une radio secrète à partir de boîtes de conserve et d’objets de toutes sortes venant de nos colis de la Croix-Rouge et de valves achetées de nos gardes allemands avec des cigarettes. »

Une habile évasion

Ils étaient des passagers dans un « train » qui se déplaçait en Allemagne de l’Ouest  avec des prisonniers malades. Ils réussirent à s’en échapper. Goodwin, qui s’était fracturé ou foulé la cheville à l’atterrissage en parachute, a raconté.

 » Les Allemands avaient promis que nous serions bien soignés dans le train, mais au lieu de cela, nous avions tous été mis dans des wagons à bestiaux, une quarantaine dans chacun sans soins médicaux, certains gravement malades et d’autres souffrant de blessures telles que des épaules disloquées. Nous avions ensuite été livrés à nous-mêmes pendant près de cinq jours sans ration allemande.

Je ne saurai jamais si ma cheville avait été cassée ou si je n’avais subi que de graves entorses. Elle avait fini par s’améliorer mais n’avait jamais été traité. »

Une période d’angoisse

Après environ six semaines dans le camp de Nuremberg, les Allemands déplacèrent de nouveau les prisonniers et nos trois hommes s’échappèrent sur une voie ferrée d’évitement. Ils se cachèrent dans un train qui y était garé, debout dans une armoire du wagon des gardes. Comme ces derniers n’étaient qu’à cinq mètres de là, ils ne pouvaient parler qu’en chuchotant. Leurs cœurs s’arrêtèrent de battre lorsque d’autres prisonniers se cherchant du bois pour cuisiner leur repas s’approchèrent en regardant dans leur armoire. Après que l’un des trois eut renversé une bouteille ce fut un silence de mort. Lorsque l’obscurité tomba, grâce à une carte cachée, une boussole et des marks allemandes, ils atteignirent finalement les lignes américaines.

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